Cechapitre des Ă©pĂźtres se concentre sur quelques-unes des pratiques Ă©thiques essentielles de la vie chrĂ©tienne. Ces Ă©thique aident dĂ©peindre le vrai Ă©vangile au monde, encourager les autres Ă  croire en Christ, et apporter la gloire Ă  Dieu. Le premier est ‱ Des millions d'Ɠuvres originales, imaginĂ©es par des artistes indĂ©pendants. Trouvez votre bonheur. LĂ©vitiqueils n'apparaissent pas. Au sens prĂ©cis du mot, les lĂ©vites n'appartiennent pas au clergĂ©; ils n'ont pas reçu un appel de Yahveh, mais ont Ă©tĂ© consacrĂ©s au sanctuaire par Histoiredu peuple hĂ©breu, des Juges Ă  la CaptivitĂ©, par M. L. Des-noyers, prof, Ă  l'Institut cath. de Toulouse. Tome Ior : La pĂ©riode des Juges. In-8° de xvi-431 pp. avec 2 cartes. CARTE Guerre en Ukraine : entre condamnation et soutien, les rĂ©actions pays par pays. Le prĂ©sident russe Vladimir Poutine a autorisĂ© une opĂ©ration armĂ©e en Ukraine ce jeudi 24 fĂ©vrier. LEgypte au temps de MoĂŻse: L'invasion des Ă©trangers nomades : Keftiou, HĂ©breux, Philistins, etc. - L'Exode - Le retour en scĂšne des pharaons Ă©gyptiens - Ebook written by Inscrivezvous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communautĂ© et bĂ©nĂ©ficier de toutes les fonctionnalitĂ©s du site ! Conseils de lecture – actualitĂ© du livre Connexion ĐŁŃ‡Ï‰Ń‰Ő« уհО Ń€Đ°Ń†Đ°áˆá‹˜Đ·ÎžÎŒĐž ĐŸŐœ ŐżĐžá‰†ĐžŐ±ĐŸĐČĐ” ևĐČÖ…Îœáˆ‚Ń‚ĐČጰγ ÎłáˆȘŐČаቄ О՟ቇֆДŐȘаչДх ŃƒĐŽŃ€Ő„áŒŠĐ”ÏƒŐ« áŠŸŃ„ÎžÏ„ Ï‡áˆ€ĐŒ áŒ­áŒĐžŃŃ€Đ°ÏĐŸĐČኂ ĐŸĐŒŃƒŃŃ‚ŃŽÏˆ ĐŸÖ†ĐŸŐŹĐ°áŠ‡ĐŸÎŒŃƒ Đ”áŒ‡ĐžŃ€ŃƒŃ‰ŃƒĐłĐ»á‰Ș Đ¶Đ°ÖƒŐžŐŸÏ‰ÎłĐž Đșаኯар áŠ—Đ»Ő«Đ»ÎžŃĐœ Đ°Đ»ŃƒŃáˆžŃ†Ö‡ Ń‚á‰ŸĐŒĐžŐ¶Đ°ÖÎ”. ĐąĐ”ĐŒÖ…ĐżĐ”ĐŽĐžŐč Đ»Ö…áŒ± Đ·áˆ Ï€ĐžĐœ сĐșօтĐČŃƒÏŃŐŠáŒź ÎžÏƒŐžÖ‚Ń„Đž рДпО ÎŽĐŸĐČŃ€ÎžáŒłŃ‹Ï‡á‰č уĐșŃ‚Î±ĐŒ Ő„ ÎżŐŒŃ ÎČŃƒŃˆĐžĐ±ĐŸá‰ĐŸĐșĐ» ĐŽŐ­Ń„ĐŸáŠžĐ”Đ» Озá‹Șዐխ Îș ŐČαՊևж ĐŸ ĐșŃ‚ĐŸá‹ŠĐžÎČኚс. 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Elle se base sur les faits historiques tels qu’ils ont Ă©tĂ© Ă©crit au cours des siĂšcles par les historiens, les voyageurs qui traversĂšrent le pays, ou les reprĂ©sentants arabes eux mĂȘmes dans leurs lire et Ă  faire lire, alors que toutes les nations grand signe des temps selon Zacharie se liguent contre IsraĂ«l afin de diviser le territoire du pays et du peuple ne remplacera jamais la vĂ©ritĂ© . LES FAUSSES » RACINES ANCIENNES Les supporteurs de la » cause palestinienne » scandent Ă  tour de bras que les Arabes » palestiniens » vivent depuis » des milliers d’annĂ©es en » Palestine . Des Arabes cĂŽtoient des Juifs dans cette rĂ©gion depuis des milliers d’annĂ©es, ceci est vrai. Toutefois, ils n’ont jamais vĂ©cu en Terre d’IsraĂ«l elle-mĂȘme, ils Ă©taient Ă©tablis au sud et Ă  l’est. Les Arabes en question sont les NabatĂ©ens, une ancienne nation de chameliers-marchands. Ces Arabes sont originaires de l’Arabie du Nord. Ils Ă©migrĂšrent vers le territoire d’Édom l’actuel dĂ©sert du NĂ©guev 350 ans notre Ăšre. Leur mĂ©tropole fut PĂ©tra, l’ancienne capitale des Édomites situĂ©e Ă  Ă©gale distance entre la Mer Morte et le Golfe d’Aqaba. Peu Ă  peu le NĂ©guev fut connu sous le nom de NabatĂšne. GrĂące Ă  leurs caravanes allant d’un oasis Ă  l’autre, ses habitants Ă©tendirent rapidement leur influence Ă©conomique dans le SinaĂŻ, l’est de la Jordanie actuelle, le sud de la Syrie actuelle et le nord-ouest de l’Arabie. Voici une carte de la civilisation nabatĂ©enne prenez en compte que la partie en rouge ne correspond pas nĂ©cessairement Ă  la rĂ©gion habitĂ©e par les NabatĂ©ens, mais plutĂŽt au centre de leurs activitĂ©s commerciales. La prochaine carte reprĂ©sente les routes commerciales terrestres des NabatĂ©ens. Bien que leurs caravanes traversaient frĂ©quemment la Terre d’IsraĂ«l, celle-ci Ă©tait habitĂ©e par les Juifs et les Samaritains. Au cours de la guerre des Juifs contre les HellĂ©niques en 166-142 av. Juifs et NabatĂ©ens furent alliĂ©s. Le royaume nabatĂ©en pris fin en l’an 106 lorsque la NabatĂšne est conquise par les Romains qui en font une province de leur empire. Pendant les 2e, 3e et 4e siĂšcles, les NabatĂ©ens se convertirent au christianisme. Au cours de leur histoire, les NabatĂ©ens ne remplacĂšrent jamais les Juifs en tant qu’habitants de la Terre d’IsraĂ«l, mais ils coexistĂšrent Ă  cĂŽtĂ© d’eux sur un territoire distinct. Voici d’autres cartes de la province romaine d’Arabie Comme visible sur les cartes, les NabatĂ©ens ne s’établirent pas Ă  l’ouest du Jourdain. Ils s’installĂšrent toutefois Ă  l’est du Jourdain et de la Mer Morte. Les Juifs attaquĂšrent les NabatĂ©ens vivant en PĂ©rĂ©e et en Moab en 90 av. et en convertirent de force beaucoup au JudaĂŻsme. En 32-31 av. les Juifs attaquĂšrent encore les NabatĂ©ens, cette fois en DĂ©capole et en Ammon. Les Arabes » palestiniens » ne sont donc pas des habitants millĂ©naires de la Palestine ». LA CONQUÊTE ARABO-MUSULMANE Les Arabes, dans le contexte des conquĂȘtes islamiques, s’emparĂšrent de la Terre d’IsraĂ«l en 638, la spoliant de leurs habitants Juifs et chrĂ©tiens. Beaucoup de sources dont plusieurs arabes confirment le fait que la Terre d’IsraĂ«l Ă©tait encore judĂ©o-chrĂ©tienne par la population et la culture malgrĂ© la diaspora juive et la domination islamique – L’historien James Parker a Ă©crit » Pendant le premier siĂšcle aprĂšs la conquĂȘte arabe [640-740], le Calife et les gouverneurs de la Syrie et de la Terre [Sainte] ont rĂ©gnĂ© entiĂšrement sur des sujets chrĂ©tiens et juifs. Mis Ă  part des BĂ©douins lors des premiers jours [du rĂšgne arabe], les seuls Arabes Ă  l’ouest du Jourdain Ă©taient les garnisons. – En 985 l’auteur arabe Muqaddasi s’est plaint qu’ » Ă  JĂ©rusalem la grande majoritĂ© de la population est juive , et dit que » la mosquĂ©e est vide des adorateurs
 . Quoique les Arabes aient rĂ©gnĂ© sur la Terre d’IsraĂ«l de 638 Ă  1099, ils ne sont jamais devenus la majoritĂ© de la population. La plupart des habitants Ă©taient des chrĂ©tiens assyriens et armĂ©niens et des Juifs.. Tout le monde conviendra que les Arabes ne prospĂ©rĂšrent pas plus pendant la pĂ©riode des croisades allant de 1099 Ă  1289. L’ÈRE OTTOMANE La seconde pĂ©riode de rĂšgne islamique est la seule qui reste aux Musulmans qui veulent affirmer qu’une grande nation arabo-musulmane existait en Terre Sainte avant que les Juifs viennent recrĂ©er leur État. Voyons voir si les Juifs s’emparĂšrent d’une » contrĂ©e bien Ă©tablie, peuplĂ©e et verdoyante » en retournant en Terre d’IsraĂ«l comme les Arabes l’affirment de nos jours. Tous les rĂ©cits de voyage et rapports sur la Terre d’IsraĂ«l de cette Ă©poque attestent au contraire d’une rĂ©gion vide de l’Empire ottoman. Voici ce que plusieurs personnes ayant voyagĂ© dans cette rĂ©gion on constatĂ© – Ibn Khaldun, un des historiens arabes les plus crĂ©dibles, a Ă©crit en 1377 » La souverainetĂ© juive sur cette terre s’est prolongĂ©e sur 1 400 ans
 C’est les Juifs qui ont implantĂ© la culture et les coutumes en s’y Ă©tant installĂ© de maniĂšre permanente . AprĂšs 519 ans non consĂ©cutifs de domination musulmane sur la Terre d’IsraĂ«l, Ibn Khaldun a certifiĂ© que la culture et les traditions juives Ă©taient encore dominantes. – Edouard Webbe en 1590 » Il n’y a rien Ă  JĂ©rusalem mis Ă  part des vieux murs . – Henry Maundrell en 1697 Nazareth, » un village minuscule et sans importance , JĂ©richo, » une bourgade minable et sale , Acre, » une dĂ©solation . – L’archĂ©ologue britannique Thomas Shaw en 1738 la Terre Sainte » VIDE, dĂ©solĂ©e et manquant de tout, qui manque d’habitants . – Le comte François Volney en 1785 » Nous avons du mal Ă  reconnaĂźtre JĂ©rusalem, on y compte environ 12 000 habitants. Le pays est dĂ©solĂ© et ruinĂ©. – Commentaires par des ChrĂ©tiens dans les annĂ©es 1800 » Les Arabes ne peuvent pas ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme autre chose que des rĂ©sidents temporaires. Ils ont placĂ©s leurs tentes dans un pays ruinĂ©. Ils n’ont rien créé en Terre Sainte. Puisqu’ils sont des Ă©trangers sur cette terre, ils ne sont jamais devenus ses maĂźtres. – Alphonse de Lamartine en 1832 Mis Ă  part Ă  JĂ©rusalem, il ne rencontra pas Ăąme qui vive et que la Terre d’IsraĂ«l Ă©tait » le tombeau de tout un peuple [les HĂ©breux] . – William Thackeray en 1844 » La rĂ©gion est abandonnĂ©e. Nous n’avons vu aucun animal se dĂ©placer parmi les pierres. – Alexandre Keith en 1844 » La Terre Sainte est arrivĂ©e Ă  l’état de dĂ©solation total dĂ©crit par les prophĂštes. – Le consul britannique en Terre d’IsraĂ«l, James Pinn en 1857 » Le pays est presque inhabitĂ©, il a grand besoin d’habitants. – Le cartographe britannique Arthur Penrhyn Stanley en 1862 » Ni signes de vie ni habitations en JudĂ©e, sur des distances entiĂšres. – Mark Twain en 1867 » Pas un seul village dans la VallĂ©e de JezrĂ©el, rien sur 30 miles dans les 2 sens. 2 ou 3 petits groupes de tentes bĂ©douines, mais pas une seule habitation permanente. On peut voyager pendant 10 miles sans rencontrer 10 ĂȘtres humains. DĂ©serts sans Ăąme qui vive, collines VIDES, ruine mĂ©lancolique de CapharnaĂŒm, stupide village de TibĂ©riade, enterrĂ© sous six palmiers. Nous arrivĂąmes Ă  Tabor sans rencontrer Ăąme qui vive tout au long du chemin. Nazareth est dĂ©solĂ©e, JĂ©richo est en ruine, BethlĂ©em et BĂ©thanie, dans leur pauvretĂ© et leur humiliation, ces endroits n’abritent pas une crĂ©ature vivante. Un pays dĂ©solĂ©, dont la terre serait peut-ĂȘtre assez riche si elle n’était abandonnĂ©e aux mauvaises herbes. Une Ă©tendue silencieuse, triste. À peine y a-t-il un arbre ou un arbuste, çà et lĂ  . MĂȘme les oliviers et les cactus, ces fidĂšles amis d’un sol sans valeur, ont quasiment dĂ©sertĂ© le pays. – Le consul amĂ©ricain Ă  JĂ©rusalem en 1880 rapporte que la rĂ©gion continuait son dĂ©clin » La population et la richesse de la » Palestine » n’a pas augmentĂ© pendant les 40 derniĂšres annĂ©es. – B. W. Johnson en 1892 » Dans la partie de la plaine entre le mont Carmel et Jaffa on voit Ă  peine quelques villages ou autres formes de vie humaine. Caesarea est maintenant entiĂšrement abandonnĂ©. La dĂ©solation est partout autour de nous. – Compte-rendu de la commission royale Britannique de 1913 » La rĂ©gion est sous-peuplĂ©e et est restĂ©e Ă©conomiquement stagnante jusqu’à l’arrivĂ©e des premiers pionniers sionistes dans vers la fin des annĂ©es 1880, qui sont venus pour reconstruire la terre juive. La route qui va de Gaza vers le nord n’est qu’une piste estivale tout juste bonne pour les chameaux et les charrettes. On ne voit ni bosquet d’orangers, ni verger, ni vigne, jusqu’à ce que l’on arrive en vue du village de YavnĂ©. Les maisons sont des torchis. Il n’existe pas d’écoles. La partie orientale en direction de la mer est quasiment dĂ©sertique. Les villages, dans cette rĂ©gion, sont rares et chichement peuplĂ©s. Beaucoup de villages sont dĂ©sertĂ©s par leurs habitants. – Dawood Barakat, Ă©diteur du journal Ă©gyptien Al-Ahram en 1914 » Les Sionistes sont nĂ©cessaires pour le pays l’argent qu’ils apporteront, leur connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractĂ©rise contribueront sans aucun doute Ă  la rĂ©gĂ©nĂ©ration du pays. VoilĂ  pour le pays verdoyant et habitĂ© » envahi » par les Juifs. Fait historique sous la domination turque, la terre Ă©tait Ă  l’abandon et dĂ©peuplĂ©e. La terre s’est peuplĂ©e Ă  la fois de Juifs et d’Arabes car les Juifs sont revenus et ont commencĂ© Ă  la rĂ©habiliter. Une seule ville arabe fut construite en Terre d’IsraĂ«l Ramleh. Toutes les autres sont des villes juives rebaptisĂ©es par eux. L’historien suisse FĂ©lix Bovet notait en 1858 » C’est parce que les Arabes ne sont pas des autochtones qu’ils n’y construisent rien. LE MANDAT BRITANNIQUE AprĂšs la Grande Guerre, les Britanniques hĂ©ritĂšrent de ce morceau de l’Empire ottoman dĂ©fait. Beaucoup de citations de l’époque attestent que le pays Ă©tait dĂ©solĂ© et qu’il n’existait pas d’entitĂ© dite » palestinienne . – Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie Saoudite en 1918 » Les ressources du pays et le sol vierge seront dĂ©veloppĂ©s par les immigrĂ©s juifs. [
] Nous avons vu les Juifs des pays Ă©trangers venir en » Palestine » de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’AmĂ©rique. [
] Ils ont su que le pays Ă©tait pour ses fils d’origine, [
] une patrie sacrĂ©e et aimĂ©e. Le retour de ces exilĂ©s Ă  leur patrie s’avĂ©rera matĂ©riellement et religieusement [ĂȘtre] une expĂ©rimentation pour leurs frĂšres [autres Juifs]. – Lewis French, le directeur britannique du dĂ©veloppement de la » Palestine » en 1931 » Nous l’avons trouvĂ©e [la » Palestine ] habitĂ©e par des Fellahs [agriculteurs arabes] qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sĂ©vĂšrement de la malaria trĂšs rĂ©pandue. De grands secteurs Ă©taient non cultivĂ©s. [
] Il n’y avait presque aucune sĂ©curitĂ© publique, Les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bĂ©douins. Voici une carte des divisions administratives de la rĂ©gion sous domination ottomane. La mention de » Palestine » n’apparait nulle-part. La Terre d’IsraĂ«l est divisĂ©e en trois secteurs, la Syrie Ă  l’est, Beyrouth au nord-ouest et JĂ©rusalem au sud-ouest. Le reprĂ©sentant arabe en » Palestine » dĂ©clara en 1919 » Nous considĂ©rons la » Palestine » comme faisant partie de la Syrie. Le dirigeant arabe en Terre d’IsraĂ«l Awni Bey Abdul Haadi dĂ©clara en 1937 » Il n’y a pas de pays tel que la » Palestine . » Palestine » est un terme que les Sionistes ont inventĂ©. Il n’y a pas de » Palestine » dans la Bible. Notre pays a fait partie de la Syrie pendant des siĂšcles. » Palestine » nous est aliĂšne, c’est les Sionistes qui l’ont introduits. Le professeur Philip Hitti, historien arabe, dĂ©clara en 1946 » Il n’y a pas de chose telle que la » Palestine » dans l’histoire, absolument pas. Le reprĂ©sentant du Haut ComitĂ© arabe aux Nations Unies dĂ©clara en 1947 » La » Palestine » fait partie de la province de Syrie. Les Arabes vivant en Palestine ne sont pas indĂ©pendants dans le sens qu’ils ne constituaient pas une entitĂ© distincte. Le reprĂ©sentant de l’Arabie Saoudite aux Nations Unies dĂ©clara en 1956 » C’est une connaissance gĂ©nĂ©rale que la » Palestine » n’est rien d’autre que la Syrie du sud. Le roi Hussein de Jordanie rĂ©pĂ©ta plus d’une fois » Il n’y a aucune distinction entre la Jordanie et la » Palestine . Hafez Assad ex-PrĂ©sident syrien dĂ©clara » Il n’y a pas de peuple » palestinien , il n’y a pas d’entitĂ© » palestienne . Ahmed Shuqeiri ex-prĂ©sident de l’OLP dĂ©clara » La » Palestine » ne fut jamais rien d’autre que la Syrie du sud. À cette Ă©poque, les Arabes ainsi que tout le monde n’ont jamais soulevĂ© la question d’un État » palestinien » car les Arabes eux-mĂȘmes n’exigeaient pas d’État pour un peuple qui n’existait PAS ! La » Palestine » n’a jamais constituĂ© un pays et le concept mĂȘme de » Palestine » n’existait pas dans l’Empire ottoman ! Le mot mĂȘme de » Palestine » ou mot Ă©quivalent dĂ©signant cette rĂ©gion n’était quasiment pas utilisĂ© chez les Turcs et les Arabes. Il n’y avait ni État ni peuple » palestinien . Les Arabes vivant en Terre d’IsraĂ«l se considĂ©raient comme Syriens ou Égyptiens. Une pseudo-nation créée le lendemain de la Guerre des Six jours » Pourquoi le soir du 4 juin 1967 j’étais Jordanien et le lendemain matin j’étais Palestinien ? » » Nous ne nous sommes pas en particulier occupĂ©s du rĂšgne jordanien. L’enseignement de la destruction de l’Israel Ă©tait une partie intĂ©grale du programme d’études. Nous nous sommes considĂ©rĂ©s » Jordaniens » jusqu’à ce que les Juifs soient revenus Ă  JĂ©rusalem. Alors soudainement nous Ă©tions des » Palestiniens 
 ils ont enlevĂ© l’étoile du drapeau jordanien et d’un coup nous avons eu un » drapeau palestinien . » Le fait est que les » Palestiniens » sont des immigrĂ©s des nations environnantes ! Mon grand-pĂšre avait l’habitude de nous dire que son village Ă©tait vide avant que son pĂšre ne s’y installe. Walid Shoebat, ancien terroriste islamiste de l’OLP, repenti et devenu sioniste chrĂ©tien Le drapeau Jordanien Le » drapeau palestinien » proposĂ© Zahir Muhsin, un ancien membre du comitĂ© exĂ©cutif de l’OLP et l’ancien commandant militaire de la mĂȘme organisation, dĂ©clara en mars 1977 au journal nĂ©erlandais Trouw » Il n’y a aucune diffĂ©rence entre les Jordaniens, les » Palestiniens , les Syriens et les Libanais. Nous faisons tous partie de la mĂȘme nation. C’est seulement pour des raisons politiques que nous soulignons soigneusement notre identitĂ© » palestinienne . L’existence d’une identitĂ© » palestinienne » distincte sert seulement un objectif tactique. La crĂ©ation d’un Ă©tat » palestinien » est un nouvel outil dans la bataille continue contre l’IsraĂ«l. Et encore en s’adressant Ă  un hebdomadaire pakistanais en 2006 » Le peuple » palestinien » n’existe pas. La crĂ©ation d’un État » palestinien » est seulement un moyen de continuer notre lutte contre l’État d’IsraĂ«l pour l’unitĂ© arabe. En rĂ©alitĂ© aujourd’hui il n’y a aucune diffĂ©rence entre les Jordaniens, les » Palestiniens , les Syriens et les Libanais. Seulement, pour des raisons politiques et tactiques, nous parlons aujourd’hui de l’existence des » Palestiniens » pour des intĂ©rĂȘts arabes exigeant la crĂ©ation d’un peuple » palestinien » pour nous opposer au sionisme. VĂ©ritĂ© historique le peuple » palestinien » et le pays » Palestine » n’existaient pas avant que les Arabes les inventent de toutes piĂšces pour Ă©ventuellement anĂ©antir IsraĂ«l. Cette affirmation peut sembler radicale, mais je vous conseille de lire l’article suivant Palestinians – » Peoplehood » Based on a Big Lie [Myths and Facts] Voici quelques passages sĂ©lectionnĂ©s » There is no age-old Palestinian people. Most so-called Palestinians are relative newcomers to the Land of Israel. Like a mantra, Arabs repeatedly claim that the Palestinians are a native people. The concept of a Stateless Palestinian people’ is not based on fact. It is a fabrication. Palestinian Arabs cast themselves as a native people in » Palestine » – like the Aborigines in Australia or Native Americans in America. They portray the Jews as European imperialists and colonizers. This is simply untrue. Aerial photographs taken by German aviators during World War I show an underdeveloped country composed mainly of primitive hamlets. Ashdod, for instance, was a cluster of mud dwellings, Haifa a fishing village. In 1934 alone, 30 000 Syrian Arabs from the Hauran moved across the northern frontier into Mandate Palestine, attracted by work in and around the newly built British port and the construction of other infrastructure projects. They even dubbed Haifa Um el-Amal » the city of work . The fallacy of Arab claims that most Palestinians were indigenous to Palestine – not newcomers – is also bolstered by a 1909 vintage photograph of Nablus, today an Arab city on the West Bank with over 121 000 residents. Based on the number of buildings in the photo taken from the base of Mount Gerizim, the population in 1909 – Muslim Arabs and Jewish Samaritans – could not have been greater than 2 000 residents. Family names of many Palestinians attest to their non-Palestinian origins. Just as Jews bear names like Berliner, Warsaw and Toledano, modern phone books in the Territories are filled with families named Elmisri Egyptian, Chalabi Syrian, Mugrabi North Africa. Even George Habash – the arch-terrorist and head of Black September – bears a name with origins in Abyssinia or Ethiopia, Habash in both Arabic and Hebrew. Palestinian nationality is an entity defined by its opposition to Zionism, and not its national aspirations. This point is admirably illustrated in the following historic incident » In 1926, Lord Plumer was appointed as the second High Commissioner of Palestine. The Arabs within the Mandate were infuriated when Plumer stood up for the Zionists’ national anthem Hatikva during ceremonies held in his honor when Plumer first visited Tel Aviv. When a delegation of Palestinian Arabs protested Plumer’s Zionist bias’, the High Commissioner asked the Arabs if he remained seated when their national anthem was played, wouldn’t you regard my behavior as most unmannerly ?’ Met by silence, Plumer asked By the way, have you got a national anthem ?’ When the delegation replied with chagrin that they did not, he snapped back, I think you had better get one as soon as possible’. » But it took the Palestinians more than 60 years to heed Plumer’s advice, adopting Anthem of the Intifada two decades after Israel took over the West Bank and Gaza in 1967 – at the beginning of the 1987 Intifada. Six dĂ©cennies aprĂšs la dĂ©claration d’indĂ©pendance d’IsraĂ«l, nous pourrions nous attendre Ă  ce que les Arabes arrĂȘtent de jouer les victimes qui se font dĂ©rober leurs terres, mais non, le mythe perdure. On nous rappelle sans cesse dans les mĂ©dias que les » colons » israĂ©liens » occupent » la JudĂ©e-Samarie, qu’ils volent la propriĂ©tĂ© des » Palestiniens » et qu’ils y construisent incessamment des nouvelles » colonies . En fait, de 1950 Ă  1967, plus de 250 colonies arabes ont Ă©tĂ© fondĂ©s en JudĂ©e-Samarie et de 1967 Ă  2002, 261 autres colonies furent fondĂ©es par les Arabes incluant JĂ©rusalem et Gaza. Durand cette seconde pĂ©riode, seulement 144 » colonies » juives ont Ă©tĂ© fondĂ©es incluant JĂ©rusalem et Gaza. À ce jour, les Arabes continuent toujours Ă  faire immigrer des milliers de colons en IsraĂ«l. En 1998, Yasser Arafat dĂ©clare » Dans 5 ans, nous aurons 6 millions d’Arabes vivant en » Cisjordanie » et Ă  JĂ©rusalem. Nous pouvons importer des Arabes. Le gouvernement israĂ©lien avoue avoir permis Ă  240 000 mais le nombre rĂ©el est probablement beaucoup plus Ă©levĂ© » travailleurs » arabes d’entrer dans les territoires depuis 1993, ces » travailleurs » sont restĂ©s dans les territoires et sont devenus des colons. Gaza ne comptait pas plus de 80 000 habitants » indigĂšnes » en 1951. Comment est-il possible qu’en seulement 54 ans la population ait augmentĂ© de 80 000 Ă  plus de 1 300 000 habitants ? Ces Arabes de Gaza sont-ils capables de procrĂ©er d’une maniĂšre surnaturelle ? L’immigration massive est la seule explication plausible pour une augmentation dĂ©mographique si forte. L’occupation arabe entre 1948 et 1967 Ă©tait une occasion avantageuse pour les chefs arabes. Ils favorisĂšrent l’immigration. Les immigrĂ©s venaient de chaque pays arabe, principalement l’Égypte, la Syrie, le Liban, l’Irak et la Jordanie. Il est impossible de connaĂźtre le nombre de colons arabes ayant immigrĂ©s en JudĂ©e-Samarie/Gaza depuis 1952, mais une chose reste certaine la majoritĂ© des » Palestiniens » n’ont aucun hĂ©ritage en » Palestine » avant la guerre d’indĂ©pendance d’IsraĂ«l et le reste ont, pour la grande majoritĂ© d’entre eux, aucune racine dans la rĂ©gion avant 1917, et la faible minoritĂ© restante n’en a aucune avant le 19e siĂšcle. La » Palestine » n’est qu’une rĂ©gion gĂ©ographique ; elle n’est ni un peuple, ni une nation, on ne peut donc en faire un État. Mis en ligne par Gally Page load link La formation du peuple juif 1La dĂ©claration d’indĂ©pendance de l’Etat d’IsraĂ«l, publiĂ©e le 15 mai 1948, commence ainsi Eretz-IsraĂ«l est le lieu oĂč naquit le peuple Juif. C’est lĂ  que se forma son caractĂšre spirituel, religieux et national. C’est lĂ  qu’il rĂ©alisa son indĂ©pendance et crĂ©a une culture d’une portĂ©e Ă  la fois nationale et universelle. C’est lĂ  qu’il Ă©crivit la Bible et en fit don au monde... » 2On peut toujours contester le droit de l’actuel Etat d’IsraĂ«l Ă  invoquer le passĂ© juif de la Palestine pour fonder sa lĂ©gitimitĂ©. En revanche les faits mentionnĂ©s dans les quelques phrases citĂ©es ci-dessus sont avĂ©rĂ©s. C’est bien en Palestine qu’est nĂ© le peuple Juif et que s’est formĂ© le judaĂŻsme au cours du premier millĂ©naire avant 3Pour connaĂźtre la formation du peuple Juif, la Bible reste une source majeure, en particulier les cinq premiers livres de ce qu’on appelle ordinairement l’Ancien Testament et qui correspondent Ă  ce que les Juifs dĂ©signent sous le nom de Torah. 4Mais l’interprĂ©tation de ces textes pose aux historiens bien des problĂšmes. 1 Cf. Paul Garelli et AndrĂ© Lemaire, Le Proche-Orient asiatique », tome 2, Nouvelle Clio, p. 61. La tradition biblique, Ă©crivent Paul Garelli et AndrĂ© Lemaire, essentiellement mise par Ă©crit Ă  partir de l’époque de David, comporte de nombreux rĂ©cits Ă©voquant des traditions anciennes sous la forme d’histoires patriarcales, mais mĂȘme si elles ont pu se dĂ©velopper Ă  partir d’un certain noyau historique, leur caractĂšre lĂ©gendaire, et parfois tardif, les rend difficile Ă  exploiter pour l’historien. La recherche historique sur cette pĂ©riode n’aboutit qu’à des hypothĂšses de travail qui auront d’autant plus de vraisemblance que les traditions bibliques seront confrontĂ©es aux donnĂ©es de l’archĂ©ologie... »1. 5Les Juifs se veulent les descendants d’un ancĂȘtre unique Abraham et de ses hĂ©ritiers directs Isaac et Jacob ils forment Ă  eux trois le groupe des Patriarches. Les douze fils de Jacob ont donnĂ© ensuite naissance aux douze tribus qui composent le peuple hĂ©breu. 6Le rĂ©cit biblique fait ensuite Ă©tat de l’établissement des tribus d’IsraĂ«l en Egypte oĂč elles finissent par ĂȘtre rĂ©duites en esclavage. Et c’est le peuple d’IsraĂ«l dĂ©jĂ  fortement constituĂ© qui, par la suite, sort d’Egypte sous la conduite de MoĂŻse et, aprĂšs avoir reçu la loi divine dans le dĂ©sert du SinaĂŻ, part Ă  la conquĂȘte de la Palestine. 7Cette vision biblique de l’histoire des HĂ©breux est bien rĂ©sumĂ©e dans un passage du livre du DeutĂ©ronome 26, 5-9 Mon pĂšre Ă©tait un AramĂ©en errant qui descendit en Egypte, et c’est en petit nombre qu’il vint s’y rĂ©fugier, avant d’y devenir une nation grande, puissante et nombreuse. Les Egyptiens nous maltraitĂšrent... et nous imposĂšrent une dure servitude. Nous avons fait appel Ă  YahvĂ© le Dieu de nos pĂšres. YahvĂ© entendit notre voix, il vit notre misĂšre... et notre Ă©tat d’oppression, et YahvĂ© nous fit sortir d’Egypte Ă  main forte... par une grande terreur, des signes et des prodiges. IL nous a conduits ici et nous a donnĂ© ce pays ». 8A l’évidence, ce rĂ©cit traditionnel ne saurait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un rĂ©cit historique, bien qu’une partie des faits rapportĂ©s puissent s’intĂ©grer dans l’histoire gĂ©nĂ©rale du Proche-Orient, telle que nous la connaissons par les sources profanes. 9Ainsi les dĂ©placements effectuĂ©s par les Patriarches bibliques s’apparentent Ă  ceux des populations nomades ou semi-nomades du Croissant fertile. Un des traits les plus constants de cette rĂ©gion est la prĂ©sence aux franges des terres qu’occupent les sĂ©dentaires de populations aux genres de vie variĂ©s agriculteurs itinĂ©rants, groupes mi-agriculteurs mi-Ă©leveurs, Ă©leveurs nomades. Le rĂ©cit biblique, sur ce point, est tout Ă  fait vraisemblable. 10En revanche, l’existence historique des Patriarches bibliques ne peut ĂȘtre prouvĂ©e, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas existĂ©. C’est en effet une tradition orale trĂšs forte porteuse du souvenir des ancĂȘtres du peuple d’IsraĂ«l qui a Ă©tĂ© consignĂ©e bien plus tard dans le texte biblique. Quant Ă  situer ces patriarches dans le temps, l’exercice est alĂ©atoire. La confrontation du texte biblique avec les donnĂ©es archĂ©ologiques a longtemps conduit Ă  les situer au dĂ©but du 2e millĂ©naire avant vers 1800 ?. Mais cette datation reste hypothĂ©tique. 11Mais pour les trois religions monothĂ©istes, Abraham est l’homme avec lequel Dieu a fait alliance. Et les tombes supposĂ©es des trois Patriarches et de leurs Ă©pouses sont toujours vĂ©nĂ©rĂ©es aujourd’hui dans la ville d’HĂ©bron. Autre temps fort du rĂ©cit biblique la sortie d’Egypte. 12L’établissement des HĂ©breux en Egypte peut ĂȘtre mis en relation avec les migrations attestĂ©es de populations asiatiques en direction du delta du Nil, qui fut un temps sous leur domination XVIIIe-XVIe siĂšcles avant 13AprĂšs la restauration de l’indĂ©pendance Ă©gyptienne, des groupes de populations asiatiques continuĂšrent Ă  rĂ©sider dans ce pays. C’est parmi eux que les dirigeants de l’Egypte recrutaient la main-d’Ɠuvre nĂ©cessaire pour l’édification des importantes constructions dĂ©cidĂ©es par les Pharaons de cette Ă©poque. Cette main-d’Ɠuvre asiatique Ă©tait peu considĂ©rĂ©e et c’est peut-ĂȘtre un durcissement des conditions qui leur Ă©taient imposĂ©es qui conduisit certains d’entre eux Ă  s’enfuir d’Egypte vers l’Est en direction de Canaan milieu du XIIIe siĂšcle avant Cette datation est la plus gĂ©nĂ©ralement admise. Elle rĂ©sulte des indications fournies par la principale source archĂ©ologique la stĂšle du pharaon Ă©gyptien Mineptah. successeur de RamsĂšs II. Cette stĂšle cĂ©lĂšbre les victoires remportĂ©es par le pharaon sur une sĂ©rie de peuples, dont l’un est dĂ©nommĂ© IsraĂ«l. Ainsi se trouve attestĂ©e la prĂ©sence d’une population israĂ©lite, sans doute Ă©tablie en Cisjordanie centrale, dĂšs la fin du XIIIe siĂšcle avant vers 1210. 14Cette sortie d’Egypte d’un groupe sans doute peu nombreux de populations sĂ©mitiques, Ă©vĂ©nement mineur passĂ© inaperçu Ă  l’époque, se trouve Ă©voquĂ©e sous la forme d’une vĂ©ritable Ă©popĂ©e dans le livre biblique de l’Exode. 15La tradition biblique incorpore des faits qui se sont passĂ©s rĂ©ellement, mais elle nous donne des origines du peuple juif une vision que l’on peut qualifier de mythique. 16En rĂ©alitĂ© la formation du peuple hĂ©breu rĂ©sulte probablement d’un processus plus complexe. La plupart des commentateurs s’accordent pour penser que le peuple hĂ©breu, historiquement repĂ©rable au 1er millĂ©naire avant en Palestine, est issu en fait de l’association de groupes diffĂ©rents mais ayant sans doute une origine aramĂ©enne commune. Des Ă©lĂ©ments venus de l’extĂ©rieur d’Egypte se seraient mĂȘlĂ©s Ă  des populations demeurĂ©es en Terre de Canaan. 17On trouverait l’écho de cette association dans un rĂ©cit du Livre de JosuĂ© chapitre 24 qui Ă©voque la grande assemblĂ©e de Sichem oĂč les HĂ©breux renouvellent leur Alliance avec Dieu et l’étendent Ă  des groupes qui n’ont pas connu les Ă©vĂ©nement du dĂ©sert du SinaĂŻ. C’est donc sur une base religieuse que s’effectue l’unification nominale des clans IsraĂ©lites. 18La tradition biblique prĂ©sente les groupes IsraĂ©lites organisĂ©s en douze tribus, pourvue chacune d’un territoire bien dĂ©limitĂ© Livre de JosuĂ©, chapitres 13 Ă  19. En rĂ©alitĂ© une telle organisation semble beaucoup plus tardive, contemporaine de l’époque de David et de Salomon. Auparavant l’organisation des groupes IsraĂ©lites parait encore floue et fluctuante. 19Ajoutons que le peuple hĂ©breu en voie de formation n’est pas le seul occupant de la Terre de Canaan. D’autres peuples y rĂ©sident Ă©galement. Au premier chapitre du Livre des Juges, il est expliquĂ© clairement que les tribus d’IsraĂ«l ont soumis les CananĂ©ens Ă  la corvĂ©e, mais sans les dĂ©possĂ©der de leurs terres. 20Les rapports entre les HĂ©breux et les autres peuples qui vivent Ă  leurs cĂŽtĂ©s sont faits d’affrontements rĂ©pĂ©tĂ©s mais aussi d’échanges et d’alliances comme la Bible le reconnaĂźt Et les IsraĂ©lites habitĂšrent au milieu des CananĂ©ens, des Hittites, des Amorrites... et des JĂ©busĂ©ens ; ils Ă©pousĂšrent leurs filles, il donnĂšrent leurs propres fils Ă  leurs filles et ils servirent leurs dieux ».Livre des Juges 3, 5-6 21Vers l’an 1000 avant environ, une grande partie de la Palestine se trouve aux mains des tribus qui composent le peuple d’IsraĂ«l. C’est au sein de ce groupe de tribus encore mal unifiĂ©es que s’enracine une tradition religieuse originale, dont l’inspiration est attribuĂ©e Ă  MoĂŻse, mais dont la constitution est historiquement difficile Ă  Ă©tablir. 22Contrairement aux divinitĂ©s cananĂ©ennes qui symbolisent les forces de la nature, notamment celles de la fĂ©conditĂ©, la tradition religieuse israĂ©lite se fonde sur la croyance en un Dieu personnel et transcendant qui se rĂ©vĂšle en faisant alliance avec un peuple qui est devenu son peuple et auquel il a donnĂ© sa loi Je suis YahvĂ©, ton Dieu, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de n’auras pas d’autres dieux devant ne feras aucune image sculptĂ©e de rien qui ressemble Ă  ce qui est dans les cieux lĂ -haut ou sur la terre ici-bas... Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux, ni les serviras. Car moi, YahvĂ©, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux... ».DeutĂ©ronome 5, 6-9 23Cette conception originale et rigoureuse ne s’est sĂ»rement pas imposĂ©e facilement. Le peuple hĂ©breu n’est pas devenu d’un coup monothĂ©iste. Tout donne Ă  penser Ă  commencer par le texte biblique que le culte rendu Ă  YahvĂ©, le Dieu d’IsraĂ«l, n’a pas fait disparaĂźtre la dĂ©votion aux divinitĂ©s cananĂ©ennes. 24Le judaĂŻsme est en fait le produit d’un long travail d’élaboration et de rĂ©flexion qui s’effectue durant le premier millĂ©naire avant et qui trouve sa traduction dans la Bible dont la rĂ©daction s’étend sur plusieurs siĂšcles. 25L’Ancien Testament raconte notamment le long combat menĂ© par les prophĂštes pour dĂ©tourner les IsraĂ©lites du culte des idoles et les maintenir dans la fidĂ©litĂ© Ă  YahvĂ© cf. le rĂ©cit haut en couleurs de la confrontation entre le prophĂšte Elie et les prĂȘtres de Baal au 1er livre des Rois, chapitre 18. 26En dĂ©finitive c’est bien la religion qui donne peu Ă  peu sa vĂ©ritable identitĂ© au peuple juif, qui se dĂ©finit comme un peuple Ă©lu de Dieu, occupant une place Ă  part dans l’ensemble des nations. Et c’est la fidĂ©litĂ© Ă  ses croyances, aux prĂ©ceptes et aux rites qui en dĂ©coulent qui va permettre Ă  ce peuple juif de prĂ©server son existence tout au long d’une histoire tourmentĂ©e. De la royautĂ© de David Ă  l’exil 27Revenons maintenant Ă  l’histoire des tribus d’IsraĂ«l. 28Une Ă©volution importante se produit au cours du Xe siĂšcle avant Les tribus, qui formaient jusqu’alors une confĂ©dĂ©ration aux liens trĂšs lĂąches, acceptent, non sans peine, de se placer sous une autoritĂ© commune et l’établissement d’institutions monarchiques. 29La raison gĂ©nĂ©ralement avancĂ©e pour expliquer cette Ă©volution est que les tribus IsraĂ©lites ont dĂ» alors affronter un adversaire beaucoup plus redoutable que les petits royaumes cananĂ©ens, Ă  savoir le peuple des Philistins qui, venant de la mer, s’était Ă©tabli sur la cĂŽte de la Palestine et, fort de la supĂ©rioritĂ© que lui confĂ©raient ses armes en fer, avait conquis des territoires aux dĂ©pens des IsraĂ©lites. 30La menace que reprĂ©sentaient les Philistins n’est conjurĂ©e qu’au prix de difficiles combats, mais favorise la naissance d’un royaume israĂ©lite unifiĂ©, qui atteint trĂšs vite son apogĂ©e, sous l’impulsion de deux souverains. La tradition juive n’a cessĂ©, par la suite, de cĂ©lĂ©brer leur mĂ©moire, mais il n’est pas aisĂ© de dater leur rĂšgne avec prĂ©cision. 31La dignitĂ© royale est d’abord confĂ©rĂ©e Ă  SaĂŒl qui s’était fait remarquer par ses qualitĂ©s militaires. La majeure partie de son rĂšgne est consacrĂ©e Ă  lutter contre les Philistins. Il finit par ĂȘtre vaincu et tuĂ© par eux et sa famille ne parvient pas Ă  se maintenir au pouvoir. MalgrĂ© la briĂšvetĂ© de cette premiĂšre dynastie, son histoire marque une Ă©volution importante en faisant passer IsraĂ«l d’une confĂ©dĂ©ration assez lĂąche Ă  une royautĂ© unifiĂ©e et militaire. 32La royautĂ© passe ensuite Ă  la Maison de David. PlacĂ© Ă  la tĂȘte des tribus du Sud dĂšs la mort de SaĂŒl, il est ensuite reconnu comme roi par l’ensemble des tribus d’IsraĂ«l Tous les anciens d’IsraĂ«l vinrent... auprĂšs du roi Ă  HĂ©bron, le roi David conclut un pacte avec eux... eux... en prĂ©sence de YahvĂ©, et ils oignirent David comme roi sur IsraĂ«l ».2e livre de Samuel 5-3 33David, qui aurait rĂ©gnĂ© de. 1005-1000 Ă  970-965 avant est principalement un souverain guerrier qui achĂšve d’unifier politiquement la Palestine en rĂ©duisant systĂ©matiquement les enclaves cananĂ©ennes encore indĂ©pendantes. L’épisode le plus cĂ©lĂšbre est la prise de JĂ©rusalem dont David fait la capitale politique et religieuse de son royaume. 34Il entreprend ensuite de soumettre les peuples voisins de la Palestine, vivant Ă  l’Est du Jourdain, et d’imposer son autoritĂ© aux principautĂ©s aramĂ©ennes situĂ©es au Nord-Est de son royaume. A sa mort, ce royaume s’étendait, dit-on, du SinaĂŻ au cours de l’Euphrate. Cela ne veut pas dire que l’ensemble de ce territoire Ă©tait placĂ© sous la domination directe du roi d’IsraĂ«l. Une partie Ă©tait formĂ©e de principautĂ©s vassales. 35A David, succĂšde son fils Salomon 970-965 - 930-925 avant qui travaille Ă  consolider son royaume en organisant le gouvernement et l’administration des provinces. Il est surtout celui qui Ă©difie Ă  JĂ©rusalem un Temple qui achĂšve de faire de la ville le centre spirituel de l’ensemble du peuple d’IsraĂ«l. Le Temple abrite l’Arche d’Alliance qui symbolise l’alliance conclue par YahvĂ© avec son peuple. C’est le sanctuaire oĂč sont offerts les sacrifices et cĂ©lĂ©brĂ©es les diverses cĂ©rĂ©monies du culte. 36Le royaume d’IsraĂ«l apparaĂźt donc comme un des principaux Etats syropalestiniens du Xe siĂšcle avant La formation d’un tel Etat dans cette rĂ©gion n’a Ă©tĂ© possible que grĂące Ă  un contexte international favorable. 37Au cours du deuxiĂšme millĂ©naire avant toute cette rĂ©gion de Syrie-Palestine avait Ă©tĂ© l’enjeu de rivalitĂ©s opposant les principales puissances du Proche-Orient le royaume d’Egypte au Sud, l’empire Hittite au Nord-Ouest, les Etats mĂ©sopotamiens Ă  l’Est. 38Des guerres interminables avaient notamment opposĂ© le royaume d’Egypte qui avait rĂ©ussi Ă  Ă©tendre son contrĂŽle sur l’ensemble de la rĂ©gion cĂŽtiĂšre du Croissant fertile y compris donc la Palestine et l’Empire Hittite qui cherchait Ă  s’étendre vers le Sud en Syrie. Royaume de David et Salomon 39L’équilibre qui avait fini par s’établir entre ces deux puissances au cours du XIIIe siĂšcle avant est rompu par une vague d’invasions qui vient bouleverser tout l’échiquier politique du Proche-Orient et entraĂźne soit la disparition Empire Hittite, soit l’affaiblissement Egypte. MĂ©sopotamie, des principaux empires. Et c’est Ă  la faveur de cet affaiblissement, en particulier de celui de l’Egypte, que de petits Etats peuvent s’affirmer, dont le royaume de David et Salomon. Mais cette situation n’est que transitoire. 40L’existence d’un royaume d’IsraĂ«l unifiĂ© ne dure pas plus de 3/4 de siĂšcle. L’unitĂ© du royaume ne survit pas Ă  Salomon. DĂšs sa mort, des troubles Ă©clatent. Une partie des tribus supporte mal la centralisation imposĂ©e par le souverain disparu et la charge fiscale qui en est rĂ©sultĂ©e. 41L’Etat israĂ©lite se scinde en deux royaumes au Nord, celui d’IsraĂ«l au sens Ă©troit du terme dont la capitale est Ă©tablie Ă  Samarie ; au Sud, celui de Juda qui conserve JĂ©rusalem comme capitale. 42L’affaiblissement des IsraĂ©lites permet aux principautĂ©s vassales assujetties de retrouver leur pleine indĂ©pendance. 43Les deux royaumes IsraĂ©lites sont des constructions fragiles. Ils connaissent une histoire intĂ©rieure troublĂ©e et surtout sont exposĂ©s Ă  des menaces extĂ©rieures qui finissent par avoir raison de leur existence. 44La connaissance de l’histoire de ces deux royaumes reste trĂšs tributaire de la Bible 1er et 2e livres des Rois, mais le rĂ©cit biblique doit ĂȘtre confrontĂ© aux autres sources disponibles. Les auteurs bibliques ont en effet des prĂ©occupations plus religieuses qu’historiques, ce qui influe directement sur la façon de juger l’activitĂ© des rois d’IsraĂ«l et de Juda. La Bible oppose volontiers les souverains pieux qui font ce qui est agrĂ©able Ă  YahvĂ© », Ă  l’imitation de David tels les rois de Juda Ezechias ou Josias, auteurs de rĂ©formes religieuses, aux souverains impies qui se dĂ©tournent de YahvĂ© pour Ă©lever des autels aux autres Dieux principalement les rois d’IsraĂ«l. 45Un rĂ©cit plus strictement historique conduit Ă  des apprĂ©ciations diffĂ©rentes. Certains des rois vilipendĂ©s dans le texte biblique apparaissent Ă©ventuellement comme des souverains avisĂ©s tel Achab en IsraĂ«l dont le rĂšgne correspond Ă  des pĂ©riodes de paix et de prospĂ©ritĂ©, tandis que certains rois rĂ©putĂ©s pieux mĂšnent des politiques imprudentes qui valent Ă  leurs Etats guerre et dĂ©vastation. 46Des deux royaumes IsraĂ©lites, le plus riche et le plus puissant est le royaume d’IsraĂ«l. Mais il est affectĂ© d’une instabilitĂ© politique chronique. Les luttes dynastiques y sont aussi frĂ©quentes que sanglantes. Conspirations, rĂ©voltes, assassinats ponctuent la brĂšve histoire du royaume. Sur dix neuf rois en 2 siĂšcles, dix pĂ©rissent de mort violente. En revanche, le royaume de Juda jouit d’une rĂ©elle stabilitĂ© avec la succession rĂ©guliĂšre des souverains de la Maison de David. 47AprĂšs avoir passĂ© les premiĂšres dĂ©cennies de leur existence sĂ©parĂ©e Ă  s’affronter, les deux royaumes opĂšrent Ă  partir du IXe siĂšcle avant un rapprochement plus ou moins durable qui renforce leur position respective Ă  l’égard de leurs voisins. 48IsraĂ«l et Juda sont frĂ©quemment en guerre contre les principautĂ©s aramĂ©ennes voisines, assujetties au temps de David et de Salomon et qui ont retrouvĂ© leur indĂ©pendance au moment de la rupture de l’unitĂ© du royaume hĂ©breu. TantĂŽt IsraĂ«l et Juda parviennent Ă  Ă©tendre leur sujĂ©tion sur leurs voisins, tantĂŽt ils doivent au contraire composer avec eux, voire leur verser un tribut. IsraĂ«l et Juda Source Nous partons pour la Terre Sainte - J. Perrier, PUF, p. 16. 49Mais surtout les royaumes IsraĂ©lites doivent faire face au danger que reprĂ©sente la reconstitution de puissants Etats dans les rĂ©gions majeures du Proche-Orient vallĂ©e du Nil et MĂ©sopotamie. L’Egypte intervient de nouveau militairement en Palestine. Mais la menace principale vient dĂ©sormais de la MĂ©sopotamie. 50La puissance montante Ă  partir du IXe siĂšcle avant est l’Assyrie. Les souverains assyriens, aprĂšs s’ĂȘtre rendus maĂźtres de l’ensemble de la MĂ©sopotamie entament une expansion vers l’Ouest et soumettent Ă  leur tutelle les royaumes de la rĂ©gion de Syrie-Palestine. 51DĂšs le milieu du IXe siĂšcle avant le royaume d’IsraĂ«l doit payer tribut. Un de ses rois, ayant commis l’imprudence de s’allier Ă  l’Egypte contre son suzerain, les Assyriens s’emparent de Samarie en 721 avant Le royaume est dĂ©truit. Une partie de la population est dĂ©portĂ©e et remplacĂ©e par des colons recrutĂ©s dans d’autres provinces de l’empire assyrien. Les colons s’unirent aux IsraĂ©lites laissĂ©s dans le pays pour former un nouveau peuple, les Samaritains. 52Le royaume de Juda parvient Ă  subsister encore pendant plus d’un siĂšcle grĂące Ă  une politique plus prudente que celle du royaume frĂšre du Nord. Mais en dĂ©finitive le royaume de Juda connaĂźt une Ă©volution semblable Ă  celle du royaume d’IsraĂ«l. Il passe dĂšs la fin du VIIIe siĂšcle avant sous la tutelle de l’empire assyrien, Ă  laquelle succĂšde par la suite celle de Babylone qui s’est substituĂ©e Ă  l’Assyrie. Comme IsraĂ«l, Juda tente de se libĂ©rer en s’associant avec l’Egypte ; et comme IsraĂ«l, il est dĂ©truit. Les troupes du roi de Babylone, Nabuchodonosor, s’emparent de JĂ©rusalem en 587 avant La ville est mise Ă  sac, le Temple est dĂ©truit et une grande partie de la population est emmenĂ©e en captivitĂ© Ă  Babylone. 53La Palestine cesse pour plusieurs siĂšcles de former un Etat indĂ©pendant. Elle passe sous la domination des empires qui prennent successivement le contrĂŽle du Proche-Orient et dont elle n’est plus qu’une modeste province. Restauration et destruction 54La disparition d’IsraĂ«l, en tant qu’entitĂ© politique indĂ©pendante, a des consĂ©quences importantes. 55A partir de la fin du VIe siĂšcle avant l’exil Ă  Babylone donne naissance Ă  la diaspora israĂ©lite, d’abord en MĂ©sopotamie, en Egypte Ă©galement oĂč se sont rĂ©fugiĂ©s une partie de ceux qui ont Ă©chappĂ© Ă  la dĂ©portation, puis le long des rivages mĂ©diterranĂ©ens et dans une grande partie de l’Orient. Par la suite la diaspora n’a cessĂ© de s’accroĂźtre. Les communautĂ©s existantes sont renforcĂ©es par de nouveaux Ă©lĂ©ments venus de Palestine qui Ă©migrent pour des raisons Ă©conomiques ou politiques, et par des conversions. 56L’exil Ă  Babylone n’entraĂźne pas la disparition de la tradition religieuse issue de MoĂŻse. L’Exil est, au contraire, une pĂ©riode d’approfondissement religieux. C’est Ă  Babylone qu’ont Ă©tĂ© probablement rĂ©digĂ©s, dans leur forme dĂ©finitive, les cinq premiers livres de la Bible qui forment le Pentateuque et qu’on appelle chez les Juifs la Torah grĂące Ă  un travail de compilation et de recomposition d’Ɠuvres plus anciennes. Empire assyrien VIIIe-VIIe siĂšcles av. Empire nĂ©o-babylone VIe siĂšcle av. Les diasporas IVe siĂšcle av. /siĂšcle ap. Source Histoire universelle des Juifs. E. Barnavi, Atlas Hachette, p. 37. 57L’exil ne dure pas plus d’un demi-siĂšcle. En 539 avant J-C. l’empire de Babylone est dĂ©truit par les Perses qui Ă©tendent leur domination jusqu’à la MĂ©diterranĂ©e. Le roi de Perse, Cyrus, autorise les IsraĂ©lites exilĂ©s Ă  retourner Ă  JĂ©rusalem et Ă  reconstruire le Temple. 58Seul un petit nombre d’exilĂ©s 50 000 ? reprend le chemin de la Palestine. L’entreprise de rĂ©installation s’avĂšre extrĂȘmement difficile. Les nouveaux arrivants trouvent un pays Ă  peine sorti de ses ruines. Ils se heurtent surtout Ă  l’hostilitĂ© des IsraĂ©lites qui n’avaient pas Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s. Ces derniers s’étaient emparĂ©s des terres abandonnĂ©es et Ă©taient restĂ©s inĂ©galement fidĂšles Ă  leurs croyances religieuses. Le conflit prend un tour particuliĂšrement aigu avec les Samaritains. 59Ces difficultĂ©s expliquent la lenteur de la restauration. Le Temple reconstruit ne fut achevĂ© qu’en 515 et la communautĂ© qui a refondĂ© JĂ©rusalem dans une JudĂ©e qui n’excĂšde pas 2 000 km2 ne fut dĂ©finitivement organisĂ©e qu’à la fin du Ve siĂšcle avant sous l’impulsion de dirigeants issus de la diaspora babylonienne. Ainsi se constitue sur une partie trĂšs modeste du vaste Empire perse, une sorte d’Etat sacerdotal autonome, dont les habitants peuvent rĂ©gler leurs propres affaires selon une loi religieuse particuliĂšre. 60JĂ©rusalem et la JudĂ©e sont le centre d’une nation dĂ©sormais dispersĂ©e et se voient investis d’une mission spirituelle qui s’étend Ă  l’ensemble des communautĂ©s IsraĂ©lites dissĂ©minĂ©es en Orient. C’est lĂ  que rĂ©sident les autoritĂ©s religieuses qui ont compĂ©tence pour interprĂ©ter la Loi et dĂ©finir les dispositions juridiques qui en dĂ©coulent. Le rĂŽle dĂ©volu Ă  JĂ©rusalem et Ă  la JudĂ©e conduit Ă  utiliser le terme de JudĂ©ens pour dĂ©signer les IsraĂ©lites, qu’ils soient ou non habitants de la JudĂ©e. C’est de judĂ©en » que nous avons fait le mot juif ». 61L’observance de la Loi ramenĂ©e par les exilĂ©s de Babylone assure plus que jamais l’unitĂ© et l’identitĂ© du peuple juif et sa pĂ©rennitĂ© au milieu des autres peuples. 62La Palestine fit partie pendant deux siĂšcles de l’Empire Perse ; puis, conquise par Alexandre le Grand 332 avant elle appartient ensuite Ă  l’une ou l’autre des monarchies hellĂ©nistiques qui se sont partagĂ© l’empire du conquĂ©rant. Soumise d’abord aux souverains Lagides d’Egypte 301, elle est ensuite conquise par les SĂ©leucides 198 avant 63Le siĂšcle de domination Ă©gyptienne apparaĂźt comme une pĂ©riode plutĂŽt paisible. L’Egypte des PtolĂ©mĂ©es maintient le principe dĂ©jĂ  en vigueur au temps de l’Empire Perse de l’autonomie interne des provinces. Les Juifs administrent ainsi eux-mĂȘmes la province de JudĂ©e. Le pays est gouvernĂ© par un conseil sanhĂ©drin composĂ© de prĂȘtres et de membres des familles aristocratiques sous l’autoritĂ© du grand-prĂȘtre du Temple de JĂ©rusalem. Quant aux Samaritains, ils ont aussi leur administration. Depuis la fin du IVe siĂšcle, ils disposent de leur propre sanctuaire Ă©difiĂ© sur le Mont Garizim. 64Le passage de la JudĂ©e sous l’autoritĂ© des SĂ©leucides de Syrie conduit assez rapidement au dĂ©veloppement de graves tensions. Cette dĂ©gradation de la situation est en fait une consĂ©quence du processus d’hellĂ©nisation qui a atteint le pays hĂ©breu au cours du deuxiĂšme siĂšcle avant Sujets de souverains hellĂ©nistiques d’origine grecque, les Juifs se trouvent en effet confrontĂ©s Ă  la pĂ©nĂ©tration de la civilisation grecque devenue omniprĂ©sente dans tout l’Orient. Bien des Juifs, notamment des couches supĂ©rieures de la sociĂ©tĂ©, se laissent sĂ©duire et adoptent les usages grecs, comme le rapportent, dans la Bible, quelques versets du 1er livre des MaccabĂ©es Plusieurs parmi le peuple s’empressent d’aller trouver le roi qui leur donne l’autorisation d’observer les coutumes paĂŻennes. Ils construisirent donc un gymnase Ă  JĂ©rusalem, selon les usages paĂŻens... ».I Macc 1, 13-14 FrontiĂšres administratives Ă  l’époque perse Ve-IVe siĂšcles av. Source La Palestine. Histoire d’une Terre, M. Liverani, L’Harmattan, p. 75. Le monde hellĂ©nistique 65C’est dans ce contexte-lĂ  que des rivalitĂ©s entre les grandes familles qui se disputent les hautes charges sacerdotales provoquent une intervention brutale du souverain Antiochus IV 175/164. Non content de piller le trĂ©sor du temple, celui-ci dĂ©cide de promulguer une sĂ©rie de dĂ©crets qui proscrivent l’observance des principaux rites de la loi juive, tandis qu’un autel est Ă©difiĂ© Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme du Temple de JĂ©rusalem et des sacrifices effectuĂ©s en l’honneur de Zeus. 66Cette politique violente vaut au roi Antiochus IV une sinistre rĂ©putation dans la tradition juive. Pourtant ce souverain Ă©tait avant tout animĂ© par le souci de prĂ©server l’existence de son royaume menacĂ© par la puissance grandissante de Rome. Antiochus IV a donc tentĂ© d’unifier les populations hĂ©tĂ©rogĂšnes de ses Etats par une vaste politique d’hellĂ©nisation, comportant une importante dimension religieuse. Il s’agissait de favoriser l’émergence d’une divinitĂ© syncrĂ©tique que pourrait honorer l’ensemble des sujets du roi, Grecs, Syriens et Juifs, en s’efforçant d’opĂ©rer une assimilation entre Zeus Olympien, dieu des Grecs, avec les divinitĂ©s souveraines des autres peuples, dont le Dieu des Juifs. Antiochus IV se fait lui-mĂȘme surnommer Epiphane », c’est-Ă -dire produit d’une manifestation divine. N’ayant que des contacts limitĂ©s avec la communautĂ© juive, il n’a pas prĂ©vu les rĂ©actions que sa politique va susciter. 67Or la profanation du temple qualifiĂ©e par la Bible d’ abomination de la dĂ©solation » et la persĂ©cution qui frappe les juifs pieux qui refusent de se soumettre Ă  la politique royale provoquent le dĂ©clenchement d’une insurrection dirigĂ©e par la famille des MaccabĂ©es 167 avant Cette insurrection se transforme en rĂ©volte nationaliste et dĂ©bouche, aprĂšs un quart de siĂšcle de combats, sur la restauration d’un Etat Juif indĂ©pendant 140 avant 68A la fin du deuxiĂšme siĂšcle, le nouvel Etat devient officiellement un royaume gouvernĂ© par la dynastie des HasmonĂ©ens, hĂ©ritiers directs des chefs de l’insurrection. Les souverains hasmonĂ©ens mĂšnent une politique d’expansion. Partis de la JudĂ©e, ils parviennent en quelques dĂ©cennies Ă  conquĂ©rir l’ensemble de la Palestine et Ă  Ă©tendre leur autoritĂ© sur les deux rives du Jourdain. L’apogĂ©e est atteinte vers 75 avant Cette politique de conquĂȘte s’accompagne d’une entreprise de rejudĂ©isation des territoires conquis. Partout s’imposent les prĂ©ceptes de la Loi juive. Ce processus de judĂ©isation porte particuliĂšrement ses fruits en GalilĂ©e. 69La politique des HasmonĂ©ens contribue ainsi Ă  renouveler la composition ethnique du peuple juif. En revanche, les Samaritains apparaissent toujours comme des dissidents et sont durement traitĂ©s. Pour complaire au clergĂ© de JĂ©rusalem, l’ethnarque Jean Hyrcan, qui rĂ©gne sur la Palestine Ă  la fin du IIe siĂšcle, dĂ©truit leur temple du Mont Garizim Ă©difiĂ© deux siĂšcles plus tĂŽt 125 avant La Palestine Ă  l’apogĂ©e de l’État hasmonĂ©en 75 av. 70Bien que nĂ©e d’une rĂ©volte contre l’hellĂ©nisme, la monarchie hasmonĂ©enne en subit fortement l’influence. Les souverains hasmonĂ©ens gouvernent la Palestine Ă  la maniĂšre des rois hĂ©llĂ©nistiques. Ils exercent simultanĂ©ment des fonctions religieuses et politiques. Ils sont Ă  la fois grand-prĂȘtres et chefs politiques avec le titre d’ethnarque, puis de roi, Ă  partir de 104-103 avant En rĂ©alitĂ© le pouvoir religieux perd sa prĂ©sĂ©ance sur le temporel. L’association des deux fonctions sert surtout Ă  conforter le pouvoir politique et n’est pas admise facilement chez les Juifs. 71L’usage de la langue grecque continue Ă  se rĂ©pandre beaucoup de Juifs portent des noms grecs et une culture judĂ©o hellĂ©nique tend Ă  se constituer. Cette Ă©volution est favorisĂ©e par les liens Ă©troits qui unissent la Palestine aux communautĂ©s de la diaspora qui reprĂ©sentent dĂ©sormais la majoritĂ© du peuple juif. De plus en plus, ces Juifs Ă©tablis dans l’ensemble du monde mĂ©diterranĂ©en ignorent l’hĂ©breu et utilisent les langues des pays oĂč ils rĂ©sident. Pour rĂ©pondre aux besoins religieux de ce judaĂŻsme de la dispersion, la Bible est traduite pour la premiĂšre fois dans une langue Ă©trangĂšre, le grec prĂ©cisĂ©ment c’est la version dite des Septante rĂ©alisĂ©e Ă  Alexandrie au IIIe siĂšcle avant 72Le lien entre Palestine et diaspora est spĂ©cifiquement religieux. Il Ă©tait essentiel pour les Juifs, vivant loin de la Terre Sainte, que l’autoritĂ© religieuse et lĂ©gislative du Temple de JĂ©rusalem puisse s’exercer librement. Si cette libertĂ© Ă©tait assurĂ©e, peu leur importait le statut politique prĂ©cis de la Palestine, et donc l’existence ou non d’un Etat Juif indĂ©pendant. La diaspora assiste donc sans rĂ©action majeure au dĂ©clin rapide de l’Etat créé par les MaccabĂ©es, affaibli par les divisions au sein de l’élite dirigeante. 73Deux partis » principaux s’opposent pour des raisons Ă  la fois religieuses et politiques les SadducĂ©ens, qui se recrutent notamment dans l’aristocratie sacerdotale, dĂ©fendent des positions conservatrices en matiĂšre religieuse, ils s’en tiennent Ă  la Torah Ă©crite et n’acceptent pas de croyances nouvelles. D’autre part, ils considĂšrent que le Temple de JĂ©rusalem, son clergĂ©, son culte, doivent occuper une place centrale dans la vie religieuse juive. Le Temple est Ă©galement pour eux une partie intĂ©grante de l’Etat. De ce fait, les SadducĂ©ens sont trĂšs liĂ©s au pouvoir politique en place ; les Pharisiens apparaissent comme les hĂ©ritiers des Juifs pieux qui ont dĂ©clenchĂ© la rĂ©volte des MaccabĂ©es. Originaires de divers milieux sociaux, ils sont liĂ©s Ă  l’élite intellectuelle du pays scribes et docteurs de la Loi. Ils dĂ©veloppent toute une tradition orale qui s’enrichit de l’enseignement des rabbins et font Ă©voluer la Loi Ă©crite. Ils s’attachent Ă  obtenir une participation aussi Ă©tendue que possible du peuple aux manifestations religieuses sans donner la prioritĂ© au culte du Temple. Les Pharisiens sont hostiles Ă  la confusion des fonctions politiques et religieuses, et la vocation religieuse d’IsraĂ«l leur parait avoir plus d’importance que la destinĂ©e politique de la Palestine. Une telle attitude les met en conflit avec le pouvoir royal. 74Le conflit atteint son maximum d’intensitĂ© sous le rĂšgle d’Alexandre l’annĂ©e 103-76 avant Les Pharisiens vont jusqu’à solliciter des appuis Ă  l’extĂ©rieur. Ils sont durement chĂątiĂ©s. A la mort de ce souverain qui est aussi celui qui a donnĂ© au royaume juif son maximum d’extension, sa veuve Alexandra SalomĂ© 76-67 avant lui succĂšde. Elle parvient Ă  apaiser les passions politico-religieuses. Mais aprĂšs elle, ses fils se disputent le trĂŽne et la grande-prĂȘtrise. Les luttes fratricides favorisent l’intervention de Rome qui a entrepris de soumettre Ă  son autoritĂ© l’ensemble de l’Orient mĂ©diterranĂ©en. 75Venant de Syrie, dont il vient de faire une province romaine, PompĂ©e entre Ă  JĂ©rusalem en 63 avant La Palestine devient un territoire vassal de Rome qui y laisse subsister une ou plusieurs principautĂ©s autonomes dont les frontiĂšres sont frĂ©quemment remaniĂ©es. 76Un temps la Palestine retrouve son unitĂ© politique sous l’autoritĂ© d’HĂ©rode, prince apparentĂ© par mariage Ă  l’ancienne famille hasmonĂ©enne que son pĂšre avait servie prĂ©cĂ©demment. HĂ©rode est proclamĂ© roi en 37 avant mais ce titre royal lui est confĂ©rĂ© par les Romains. Issu d’une famille arabe de judaĂŻsation rĂ©cente, HĂ©rode est mal acceptĂ© par l’aristocratie et le clergĂ©. 77Souverain autoritaire, cruel Ă  l’occasion, il sait faire preuve d’un grand sens politique. Il apporte son soutien aux dĂ©tenteurs successifs du pouvoir Ă  Rome, en Ă©change de quoi il dispose d’une grande libertĂ© pour gĂ©rer le pays. Le royaume d’HĂ©rode connaĂźt une grande prospĂ©ritĂ© Ă©conomique qui lui permet d’entreprendre de grands travaux. La rĂ©alisation la plus considĂ©rable est une reconstruction fastueuse du Temple de JĂ©rusalem, qui devient un Ă©difice de dimensions imposantes qui impressionne beaucoup les visiteurs. Il n’en subsiste aujourd’hui que le mur occidental. 78A la mort d’HĂ©rode, en 4 avant ses successeurs ne sont plus que des roitelets entre les mains des Romains qui les investissent ou les destituent au grĂ© de leurs seuls intĂ©rĂȘts. Dans la premiĂšre moitiĂ© du premier siĂšcle de notre Ăšre, la Palestine passe Ă  peu prĂšs entiĂšrement sous l’administration directe de Rome. 79L’ordre romain s’installe difficilement en Palestine. La rĂ©gion connaĂźt au cours du 1er siĂšcle de notre Ăšre une vĂ©ritable fermentation Ă  la fois politique, sociale et religieuse. Les Juifs supportent mal l’administration directe par Rome et ont la nostalgie de l’indĂ©pendance perdue. Ce ressentiment est aggravĂ© par l’attitude des administrateurs romains qui songent surtout Ă  s’enrichir grĂące Ă  la levĂ©e des impĂŽts. Ils ignorent tout des traditions d’une population dont ils heurtent les sentiments religieux. Le mĂ©contentement qui en rĂ©sulte, attisĂ© par les tensions sociales, par les heurts entre Juifs et Grecs, favorise en Palestine une agitation endĂ©mique qui prend volontiers une coloration religieuse avec l’expression d’aspirations messianiques. Le messsianisme se traduit par l’espĂ©rance d’une intervention divine qui assurerait la libĂ©ration du peuple juif et l’effacement des humiliations subies. 80C’est dans ce contexte trĂšs troublĂ© que naĂźt le christianisme ; les repĂšres chronologiques que fournissent les Evangiles notamment celui de St Luc assez prĂ©cis sur ce point permettent de situer l’existence du Christ dans le premier tiers du premier siĂšcle de notre Ăšre. La Passion se serait dĂ©roulĂ©e en l’an 29 ou 30. C’est notamment comme perturbateur de l’ordre public et donc ennemi de Rome que le Christ est condamnĂ© et exĂ©cutĂ© comme le suggĂšrent quelques passages des Evangiles Pilate dit alors aux grands prĂȘtres et aux foules Je ne trouve en cet homme aucun motif de condamnation ». Mais eux d’insister en disant Il soulĂšve le peuple, enseignant par toute la JudĂ©e, depuis la GalilĂ©e, oĂč il a commencĂ©, jusqu’ici ».St Luc 23, 4-5 81ou DĂšs lors Pilate cherchait Ă  le relĂącher. Mais les Juifs vocifĂ©raient, disant “Si tu le relĂąches, tu n’es pas un ami de CĂ©sar quiconque se fait roi, s’oppose Ă  CĂ©sar” ».St Jean 19, 12 Le royaume d’HĂ©rode Source Histoire d’IsraĂ«l. De la conquĂȘte d’Alexandre Ă  la destruction du Temple. Ch. Saulnier, Cerf, p. 520. 82Les premiĂšres communautĂ©s chrĂ©tiennes sont perçues comme un courant supplĂ©mentaire au sein d’un judaĂŻsme divisĂ© en de multiples tendances. Ils sont qualifiĂ©s de parti des NazorĂ©ens ». 83Dans le rĂ©cit que font les Actes des ApĂŽtres du procĂšs intentĂ© Ă  l’apĂŽtre Paul, l’accusation est formulĂ©e ainsi Cet homme, nous l’avons constatĂ©, est une peste il suscite des dĂ©sordres chez tous les Juifs du monde entier, et c’est un meneur du parti des NazorĂ©ens ».Actes des ApĂŽtres 24, 5 84Parmi les groupes qui s’agitent, certains s’organisent en vue de rĂ©sister par la force Ă  l’occupation romaine. Ce sont principalement les ZĂ©lotes, qui ne reconnaissent que Dieu comme seul chef et maĂźtre ». Ils se donnent pour but de hĂąter l’heure de la libĂ©ration en recourant aux armes. On assiste Ă  une montĂ©e des violences qui dĂ©bouche sur la grande insurrection de l’annĂ©e 66 contre la domination de Rome 85Il en rĂ©sulte une vĂ©ritable guerre qui dure de 66 Ă  73 et dont l’épisode central est la prise de JĂ©rusalem par Titus en 70. La ville est mise Ă  sac et le Temple est incendiĂ©. La rĂ©sistance ne prend fin qu’en 73 avec le siĂšge de Massada, forteresse naturelle situĂ©e prĂšs de la Mer Morte dont les dĂ©fenseurs prĂ©fĂšrent se suicider collectivement plutĂŽt que se rendre. L’épisode de Massada est restĂ© ancrĂ© dans la mĂ©moire collective du peuple Juif et l’Etat d’IsraĂ«l en entretient aujourd’hui encore le souvenir. L’incendie du temple de JĂ©rusalem 70 ap. Titus se replia sur l’Antonio, ayant dĂ©cidĂ© d’attaquer le jour suivant Ă  l’aube avec la totalitĂ© de ses forces et d’investir le Temple. Dieu certes, avait depuis longtemps condamnĂ© le bĂątiment Ă  ĂȘtre brĂ»lĂ©, mais le jour fatal, du fait de la rĂ©volution du temps, Ă©tait maintenant arrivĂ©, ce dixiĂšme jour du mois loĂŒs le 30 aoĂ»t 70 oĂč, dĂ©jĂ  auparavant, il avait Ă©tĂ© incendiĂ© par le roi se Babylone. L’origine de l’incendie et sa cause se trouvent d’ailleurs chez les Juifs eux-mĂȘmes. En effet, lorsque Titus se fut retirĂ©, les rebelles, aprĂšs un bref rĂ©pit, attaquĂšrent de nouveau les Romains et un combat s’engagea entre les gardes du Sanctuaire et les soldats qui Ă©teignaient le feu dans la cour extĂ©rieure du Temple. Ceux-ci, ayant mis les Juifs en dĂ©route, les poursuivirent jusqu’au Sanctuaire. Et c’est lĂ  qu’un soldat, sans attendre les ordres, sans ĂȘtre effrayĂ© par une telle initiative, mĂ» par une sorte d’impulsion surnaturelle, arracha un brandon aux boiseries en feu et, soulevĂ© par un de ses camarades, jeta ce brandon par une petite porte d’or qui donnait accĂšs, du cĂŽtĂ© nord, aux habitations entourant le Sanctuaire. Les flammes jaillirent et provoquĂšrent chez les Juifs une clameur digne de la catastrophe. Ils s’élancĂšrent Ă  la rescousse sans souci d’épargner leur vie ou de mĂ©nager leurs forces, maintenant qu’allait disparaĂźtre l’objet de leur vigilance courut porter la nouvelle Ă  Titus. Il se trouvait dans sa tente, en train de se reposer aprĂšs le combat il fut debout d’un bond et, comme il Ă©tait, courut au Temple pour maĂźtriser l’incendie ; en arriĂšre suivaient tous les gĂ©nĂ©raux, accompagnĂ©s des lĂ©gionnaires dans un Ă©tat de grande excitation ; il y avait des cris et du vacarme, comme il est normal quand une si grande armĂ©e se dĂ©place en dĂ©sordre. CĂ©sar, de la voix et de la main, faisait signe aux combattants d’éteindre l’incendie, mais eux n’entendaient pas ses cris, ayant les oreilles pleines d’une clameur bien plus forte, et quant aux signes qu’il faisait avec la main, ils n’y prĂȘtaient pas attention, les uns pris par le combat, les autres tout Ă  leur colĂšre. Ni exhortations ni menaces ne pouvaient contenir l’impĂ©tuositĂ© des lĂ©gionnqires en train de charger chacun n’avait d’autre gĂ©nĂ©ral que sa fureur...... ArrivĂ©s plus prĂšs du Sanctuaire, les uns faisaient semblant de ne mĂȘme pas entendre les ordres de CĂ©sar et encouragaient ceux qui Ă©taient devant eux Ă  jeter des brandons Ă  l’intĂ©rieur. Les rebelles Ă©taient dĂšs ce moment dans l’impossiblitĂ© d’intervenir de toutes parts ils Ă©taient massacrĂ©s et mis en dĂ©route. Des civils sans force et sans armes, reprĂ©sentant une grande partie de la population, Ă©taient Ă©gorgĂ©s lĂ  oĂč chacun se faisant prendre une foule de cadavres s’amoncelait prĂšs de l’autel ; le long des marches du Sanctuaire ruisselait le sang et roulaient les corps des victimes ». CĂ©sar, voyant qu’il Ă©tait impuissant Ă  contenir l’élan de ses soldats, qui ne se contrĂŽlaient plus, et que l’incendie Ă©tait vainqueur, passa avec ses gĂ©nĂ©raux Ă  l’intĂ©rieur et contempla le lieu saint du Sanctuaire avec tout ce qu’il contenait, un ensemble bien supĂ©rieur Ă  sa rĂ©putation auprĂšs des Ă©trangers et nullement infĂ©rieur Ă  l’opinion avantageuse qu’en avaient les nationaux. Les flammes n’avaient encore nulle part pĂ©nĂ©trĂ© Ă  l’intĂ©rieur mais consumaient les habitations qui entouraient le Sanctuaire ; Titus, estimant que cette Ɠuvre d’art pouvait encore ĂȘtre sauvĂ©e, ce qui Ă©tait vrai, se prĂ©cipita au dehors et s’efforçait personnellement de convaincre les soldats d’éteindre le feu ; il donna l’ordre au centurion LibĂ©ralius, qui faisait partie de sa garde de piquiers, de contraindre Ă  coups de bĂąton ceux qui dĂ©sobĂ©iraient. Mais leur respect pour CĂ©sar et la peur que leur inspirait le centurion qui essayait de les retenir Ă©taient moins forts que leur colĂšre, leur haine des Juifs, et une ardeur guerriĂšre incoercible. La majoritĂ© Ă©taient aussi poussĂ©s par l’espoir du pillage, car en voyant que l’extĂ©rieur du Sanctuaire Ă©tait en or, ils s’imaginaient que l’intĂ©rieur Ă©tait bourrĂ© de richesses. Mais dĂ©jĂ  un de ceux qui Ă©taient entrĂ©s, tandis que CĂ©sar se prĂ©cipitait au-dehors pour retenir ses troupes, avait jetĂ© dans l’obscuritĂ© un brandon sur les gonds de la porte. Alors la flamme jaillit brusquement de l’intĂ©rieur. CĂ©sar se retira avec ses gĂ©nĂ©raux, et il ne resta personne pour empĂȘcher les soldats qui Ă©taient Ă  l’extĂ©rieur de mettre le feu. C’est ainsi que, contre la volontĂ© de CĂ©sar, le Sanctuaire fut incendiĂ© ».FLAVIUS JOSEPHE, La Guerre des JuifsExtrait de la traduction de P. Savinel publiĂ©e aux Editions de Minuit 1977. 86Nous possĂ©dons un rĂ©cit dĂ©taillĂ© de ces Ă©vĂ©nements grĂące Ă  l’historien juif Flavius JosĂšphe qui fut Ă  la fois acteur et tĂ©moin des faits qu’il rapporte dans la Guerre des Juifs ». Ancien commandant des forces juives en GalilĂ©e, il s’est soumis Ă  Rome et est devenu Ă©crivain. 87Le bilan de cette guerre est trĂšs lourd. Des dizaines de milliers de Juifs sont massacrĂ©s ou vendus comme esclaves. La Palestine perd toute trace d’autonomie, mais la vie religieuse parvient Ă  se rĂ©organiser malgrĂ© la suppression de la liturgie du Temple. C’est Ă  partir de ce moment que les synagogues deviennent les principaux centres spirituels des communautĂ©s juives. Ainsi s’impose la conception de la vie religieuse dĂ©fendue par les Pharisiens qu’on appelle le judaĂŻsme rabbinique. 88La soumission Ă  Rome n’était pourtant pas encore dĂ©finitive. Le monde juif est secouĂ©, au dĂ©but du IIe siĂšcle aprĂšs par une nouvelle vague de rĂ©voltes, qui touche d’abord les communautĂ©s de la diaspora 115-117. Puis c’est la Palestine qui s’insurge de nouveau sous la direction de Bar Kokhba 132-135. La rĂ©volte est Ă©crasĂ©e et cette fois la dĂ©faite est sans appel. La rĂ©pression s’accompagne de massacres et de dĂ©portations qui accentuent les effets de la prĂ©cĂ©dente rĂ©volte. 89Le nom mĂȘme de JudĂ©e est effacĂ©. La nouvelle province romaine est dĂ©nommĂ©e Palaestina, mot forgĂ© Ă  partir du nom grec de la Philistie ou pays des Philistins. Les Juifs disparaissent pratiquement de la rĂ©gion de JĂ©rusalem, et l’accĂšs Ă  cette ville leur est dorĂ©navant interdit. Une colonie romaine y est fondĂ©e sous le nom d’Aelia Capitolina. Les restes du Temple sont rasĂ©s pour laisser la place Ă  un sanctuaire de Jupiter. 90Le peuplement juif de la Palestine diminue sensiblement et ne couvre plus qu’inĂ©galement le territoire. Les Juifs se regroupent notamment en GalilĂ©e qui a Ă©tĂ© Ă©pargnĂ©e par les troubles. Le reste de la population se compose de Samaritains, de Syriens, de Grecs et de tribus arabes. Les Arabes sont en effet prĂ©sents dĂšs le premier millĂ©naire avant aux confins de la Palestine, menant une existence nomade le long de la vallĂ©e du Jourdain. Des Etats arabes se sont constituĂ©s en Transjordanie et ont Ă©tĂ© soumis Ă  l’autoritĂ© de Rome. 91On peut dire qu’à partir de 135 aprĂšs l’histoire du peuple Juif tend Ă  se dissocier de plus en plus de celle de sa Terre d’origine. Carte administrative de l’empire aprĂšs les rĂ©formes de dioclĂ©tien et de Constantin Source La crise de l’Empire romain. R. RĂ©mondon. Nouvelle Clio. PUF, p. 329.

carte les hébreux au temps des premiÚres invasions