Traversede chemin de fer en Chêne - 120x200mm ; Traverse de chemin de fer en Chêne - 120x200mm. Réf. 020431. Déclinaison : En stock Longueur : m / ou / Quantité : Ajouter à mon devis. Fermer Le produit a bien été ajouté à votre demande. Que souhaitez-vous faire ? Continuer ma navigation Voir mon panier. Connexion espace pro. Vous
Dansla pratique, nombre de ces traverses se retrouvent chez les particuliers. Pour 10 à 20 € la traverse, les revendeurs ne sont pas regardant sur l’utilisation finale du produit. Effectivement, l’utilisation de traverses de chemin de fer dans les aménagements de jardin - marches d’escalier, jardinières, murs de soutènement - est une pratique très
1888 Construction du viaduc ferroviaire de Garabit. 1874. Création de la Compagnie internationale des wagons lits. 1865. Loi sur les lignes lignes d’intérêt général. Création de compagnies secondaires qui obtiennent des concessions sur 3 765 km. 1859. Six grandes compagnies de chemin de fer sont constituées.
Eneffet, les poutres ou traverses de chemin de fer donnent un aspect naturel et brut à votre véranda. Nous proposons une seule taille ; 20x12x130cm. Nos poutres sont neuves et d’une qualité sans pareil. Par contre, elles pèsent entre 30kg à 40kg donc n’hésitez pas à vous les faire livrer. Cela sera beaucoup plus simple pour vous. Du
Bonjour il existe des tas de revendeurs de traverses de chemin de fer. Ca ne me choque qu'à moitié dans la mesure ou on sait ce que l'on achète (celui qui décide de stabiliser son terrain en plantant des traverses de chemin de fer sait qu'elles sont imputrescibles et ne sera pas en contact quotidien avec elles) bien que tous ne
Lesparticuliers achètent volontiers des traverses de chemin de fer mises au rebut en raison de leur résistance aux intempéries et les posent dans leurs jardins pour soutenir des talus ou entourer des
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Publié le 13 août 2010 à 00h00 Modifié le 13 août 2010 à 08h18 Les traverses sont considérées comme des produits dangereux, certains pays européens en ont même interdit la vente. Photo Claude Prigent Les vieilles traverses de chemin de fer connaissent souvent une seconde vie dans les jardins ou les maisons des particuliers. Transformées en éléments de maçonnerie, de soutènement, de terrasses ou en escaliers extérieurs. Sur le net, les propositions de vente de professionnels paysagistes ou grossistes sont assez nombreuses, y compris en Bretagne. Ces traverses peuvent être très dangereuses, prévient l'association écologiste Robin des Bois. Elles ont été traitées à la créosote, un produit cancérogène destiné à tuer toute végétation», explique le Brestois Jacky Bonnemains, le responsable national de Robin des Bois. Le contact cutané avec la créosote est extrêmement déconseillé. Et les vapeurs qu'il émet quand il fait chaud sont particulièrement toxiques. À tel point que les traverses ont été classées produit dangereux en 2002 par l'Europe puis par la France en 2003. Vente interdite ailleurs en Europe Chez nous, contrairement aux autres pays européens qui l'ont interdite, la vente est toujours autorisée. Mais dans un cadre très strict poursuit Jacky Bonnemain. Pour des usages spécifiques soutènement ou clôtures. Il faut aussi que l'acquéreur soit officiellement informé de ces risques et qu'il s'engage à éliminer les traverses dans une filière spécialisée après usage. Ces infos relatives aux risques sanitaires n'apparaissent pas sur les sites de vente. C'est illégal!» À la mi-juillet, les principaux producteurs de traverses et poteaux en bois réseau ferré de France, ERDF et France Télécom ont signé, sous l'autorité du Secrétaire d'État à l'écologie, une charte les engageant à enrayer la dispersion de ces produits en ne les vendant plus à des grossistes. Mais il faudra bien des années pour que la source se tarisse. En effet on estime que tonnes de bois traités usagés ont été générées, chaque année, par les différents opérateurs.
Pour avoir une magnifique terrasse, il est impératif d’établir un petit espace vert. Pour cela il suffit de bien choisir les plantes en fonction de l’emplacement de la terrasse et sa situation. Nous vous conseillons d’opter pour des végétaux à floraison généreuse comme les roses ou l’oranger du Mexique. Pour une belle terrasse je délimite mes espaces avec la poutre de chemin de fer Etape primordial avant tout aménagement, il faut définir des espaces et décider de leur emplacement. Est ce que vous voulez un coin repas, coin détente, espace de jeux pour les enfants, bassin d’ornement, espace solarium ? Bien sûr le nombre d’espaces dépendra aussi de la dimension de votre terrasse. Il est essentiel de ne pas oublier la lumière extérieure sur la terrasse pour être dans le confort durant les soirs d’été. La luminosité est la seconde contrainte concernant l’espace. Si vous aimez jardiner et voulez cultiver un potager, il faudra le disposer au bon endroit. Il en sera de même pour une ambiance bucolique. Le choix des plantes vous guidera alors. Pour tous ces espaces, pensez à notre poutre de chemin de fer. Celles-ci peuvent être utilisées en intérieur comme en extérieur. Notre poutre de chemin de fer neuve est en chêne et sans traitement à la créosote. L’expert des matériaux de décoration de jardin en France, King Matériaux King Matériaux vous propose une poutre de chemin de fer de qualité sans traitement. Le tout à un excellent rapport qualité/prix. Notre équipe et nos livreurs s’occupent de vos demandes dans toute la France car nous avons notre propre flotte de camions. Pour cela vous pouvez nous passer commande via notre site internet ou par téléphone au 06 38 58 69 27 ou encore par mail contact Nous avons de quoi vous ravir autant par nos produits que par nos prix. Prenez le temps de visiter notre site, vous y trouverez des réalisations clients. De quoi vous donnez quelques idées.
Traverses de chemin de fer – Note de synthèse n°5 Quelles essences sont utilisées, pourquoi les traiter chimiquement, où les traite-t-on et avec quels procédés ? Un chariot à arcades, utilisé pour l’imprégnation des traverses1 Au sein de la voie ferrée, les traverses jouent un rôle absolument essentiel. Sans trop rentrer dans les détails, nous pouvons affirmer qu’elles jouent un double rôle elles transmettent les charges du rail au ballast, et maintiennent à la fois l’écartement et l’inclinaison des rails2. Soumises à une charge mécanique très forte, les traverses doivent aussi répondre à des critères économiques précis, tels que le prix d’achat et la valeur de ses frais d’entretien, ainsi que la valeur de sa récupération une fois remplacée par une autre traverse. Pour des raisons pratiques, matérielles et économiques, la traverse en bois s’est rapidement imposée comme la traverse standard. Cependant, posée sur la voie telle quelle, sa principale limite est sa durée de vie les traverses en bois non traité n’ont ainsi qu’une durée de vie de deux à seize ans selon l’essence utilisée3. Au vu du très grand nombre de traverses présentes sur le réseau français – 115 millions en 1977 selon Jean Alias, parmi lesquelles 99 millions en bois4 – le traitement des bois pour augmenter leur durée de vie s’est imposé dès que les procédés de conservation ont commencé à apparaître. Après avoir subi des processus de dessiccation, de frettage, d’entaillage et de perçage, les traverses en bois vont donc être traitées chimiquement à l’aide de différents procédés, dans le but d’augmenter leur durée de vie. Cette note s’intéresse aux différents bois utilisés pour fabriquer des traverses. Une seconde note complètera celle-ci en détaillant les processus de transformation pré-créosotage au sein des différents ateliers français dessication, frettage, perçage. Enfin, une troisième note terminera notre exposé en détaillant les différents procédés de créosotage utilisés au fil du temps. Du bois brut à la traverse selon quels critères les essences sont-elles choisies ? Les traverses sont constamment exposées en extérieur, le bois est donc soumis à des contraintes environnementales et biologiques qu’il s’agisse d’alternances entre des phases de sécheresse et d’humidité, de bactéries et de champignons, ou d’insectes xylophages comme les termites, les conditions de conservation des traverses en bois sur les lignes de chemin de fer sont en grande partie défavorables. Le bois des traverses est aussi percé et soumis à des contraintes mécaniques assez fortes. Par ailleurs, les traverses dites blanches5 étaient essentiellement choisies parmi des billes de qualité inférieure, voire même de branches, qui n’étaient par conséquent pas toutes durables et devaient donc être traitées à la créosote. Pour saisir le terme de durabilité, il est ainsi important de comprendre en premier lieu de quels éléments le bois est composé. Les bois des différents arbres peuvent en effet être divisés en deux catégories les bois à aubier et cœur distincts chêne, châtaignier… et les bois à aubier et cœur non-distincts hêtre, frêne, sapin, épicéa, bouleau… Coupe transversale d’une bille de chêne après l’écorce, l’aubier, c’est-à-dire la partie vivante de l’arbre au moment de abattage à couleur plus claire, est distinct du cœur, la partie morte à couleur plus foncée.Coupe transversale d’une bille de frêne après l’écorce, il n’y a ici pas de distinction entre l’aubier et le cœur de l’arbre. Ce que l’on appelle la durabilité naturelle d’un bois est sa capacité de résister aux attaques de champignons et aux insectes xylophages. La durabilité ne concerne que le cœur du bois, car l’aubier est toujours non-durable. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une classification selon le degré de résistance du cœur en suivant la norme européenne NF EN 350 d’octobre 2016, mais à l’époque qui nous intéresse seule la distinction entre cœur et aubier était réalisée. Ainsi, les essences à aubier et cœur distincts possèdent un cœur durable et un aubier non-durable, et les essences à aubier et cœur non-distincts sont toutes non-durables. Cependant, pour ce qui est de la densité et de la résistance, aubier et cœur possèdent des caractéristiques strictement identiques. Ainsi, il convient pour les différentes compagnies de chemin de fer de choisir des essences qui sont à la fois abondantes dans un pays donné, mais qui offrent aussi une résistance convenable après traitement. Les essences poussant en Europe et utilisées de manière massive par les chemins de fer pour la construction de traverses sont au nombre de cinq le chêne, le hêtre, le pin et le sapin, ainsi que le mélèze, abattus hors-sève, c’est-à-dire entre le 15 octobre et le 31 mars6. Le chêne est, du fait de sa constitution robuste, le bois de choix pour la fabrication des traverses voir diagramme ci-dessous. Selon les données de Alias, Jean. La voie ferrée. Techniques de construction et d’entretien. Paris, éditions Eyrolles, 1977 Bois dur, solide, la densité moyenne du chêne est de 900 kg/m³. Son cœur est durable mais ne s’imprègne que très difficilement à la créosote tandis que son aubier s’imprègne assez facilement. Par conséquent, l’absorption de créosote est réduite lorsqu’il s’agit d’imprégner du chêne7. Le hêtre est la seconde essence la plus utilisée. Bois dur quasiment aussi dense que le chêne 700 kg/m³ et présentant des caractéristiques mécaniques similaires, il est cependant moins robuste et non-durable car il n’y a dans le hêtre pas de distinction entre le cœur et l’aubier. Ainsi, une traverse en hêtre non traitée pourrait n’avoir qu’une longévité de seulement quelques années. Le hêtre s’imprègne très facilement et est une véritable éponge à créosote. Le pin et le sapin sont des bois tendres à densité moyenne de 580 kg/m³, essentiellement employés dans le Nord et l’Est de l’Europe à l’exception de l’Allemagne. Au Sud, seul le Portugal en utilise lui aussi. En France, le pin des Landes a été exploité pour la fabrication de traverses jusque dans les années 1950 mais, étant moins durable que les bois durs, son utilisation a été peu a peu abandonnée au profit d’un quasi-monopole du chêne. Enfin, le mélèze est un bois mi-dur, à densité moyenne de 680 kg/m³ essentiellement exploité en Suisse en remplacement du sapin. La France a aussi utilisé des essences exotiques, comme par exemple l’azobé, l’éveuss, le tali, l’alep ou encore le bilinga. Bois durs et imputrescibles, ces bois exotiques ont été importés en France par le Consortium Forestier et Maritime des grands réseaux français à partir de 1921. Mais malgré leur grande résistance et la durabilité de leur cœur, les essences exotiques ont elles aussi été traitées à la créosote afin d’assurer coûte que coûte une meilleure durée de vie des traverses. À titre anecdotique, quelques autres essences ont été exploitées dans le but de fabriquer des traverses, essentiellement en raison de leur abondance au sein d’une région donnée. Pour donner quelques exemples, le châtaignier a parfois été utilisé au sein de l’Hexagone dans les Cévennes et les Alpes, et l’épicéa l’a été en Grande-Bretagne. Carte IGN représentant la répartition des essences forestières principales en France8. Quid du coût des traverses ? Pour donner une idée de l’ordre de grandeur des prix des traverses blanches c’est-à-dire brutes, non traitées, une traverse en chêne coûtait environ 12,60 francs en 1924 soit en moyenne 12 euros 2019, et une traverse en hêtre coûtait environ 8,55 francs en 1924 soit en moyenne 8 euros 20199. Le hêtre était donc à première vue moins cher que le chêne mais, nous le verrons, le chêne était au final plus rentable car possédant une durée de vie plus longue et nécessitant moins de créosote. Quant au nombre de traverses utilisées par an, Louis Galine avançait en 1900 le nombre de 500 000 à 600 00010, et Jean Alias précisait que la SNCF a utilisé 1 977 000 traverses en 1974. Enfin, en ce qui concerne les qualités attendues d’un arbre pour créer une bonne traverse, Raoul Dautry précise que Le bois doit être dur, à fibre serrées, il ne doit être ni gras, ni gélif, ni piqué, ni roulé, exempt de pourriture, fentes, gerçures, nœuds vicieux »11. En 1924, les formes suivantes de traverses sont admises12 Cette grande diversité est liée au nombre de compagnies ainsi qu’à l’optimisation de la découpe au sein des scieries afin de minimiser les pertes, un maximum de traverses – de dimensions nécessairement variables – étaient découpées d’une seule et même bille de bois. La prochaine note continuera notre étude, en s’intéressant aux ateliers français dédiés spécifiquement à la création et au traitement des traverses. Alias, Jean. La voie ferrée. Techniques de construction et d’entretien. Paris, éditions Eyrolles, 1977, [↩]Ibid., [↩]Camus, C. L’utilisation de traverses en bois de chemin de fer en pays tropicaux. Bruxelles, Mémoire de l’Académie royale des sciences d’outre-mer, 1965, [↩]Alias, Jean, [↩]Une traverse blanche est composée de bois brut, il n’est donc pas encore fretté, percé ni imprégné, en opposition aux traverses noires, achetées prêtes à l’emploi. [↩]Dautry, Raoul. Cours de chemin de fer. Deuxième partie. Matériel fixe de la voie. Paris, École spéciale des travaux publics, 1924, [↩]Alias, Jean. [↩]Institut national de l’information géographique et forestière, La diversité des peuplements forestiers » [en ligne], site Inventaire Forestier. Bien que la carte soit récente 2016, cette répartition n’a que très peu voire pas varié au fil des siècles à l’échelle du chemin de fer. Ainsi nous pouvons observer des régions spécialisées dans la culture de certaines essences le pin maritime dans les Landes, le sapin dans l’Est de la France, ainsi qu’une une prédominance générale du chêne et du hêtre sur le territoire français. [↩]Ibid, [↩]Galine, Louis. Exploitation technique des chemins de fer. Paris, éditions Dunod, 1901, [↩]Dautry, Raoul. [↩]Ibid, [↩]
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